Déjà 4 semaines de cours, 9 commentaires, 5 questionnaires, 4/5 bouquins de lu, 4 dissert', 4 versions, 3 devoirs sur table, 3 visites au musée, 1 sortie à l'opéra, 1 fiche de lecture et 1 khôlle.....
C'est officiel, la période de rentrée est terminée ! J'entre désormais dans la période dite "de survie" et tout ce que ça comporte : se lever quand il fait encore nuit et ne sortir de la classe que lorsqu'il fait à nouveau nuit, boire du café pur parce qu'il faut faire des nuits blanches pour boucler ses dissert' mais en se bouchant le nez pour le café, parce que c'est un peu dégueu quand même! se mettre du fond de teint pour que mes camarades me reconnaissent le matin, essayer de se doper avec du magnésium ou des clémentines, mettre plusieurs couches de fringues parce que notre classe est un frigo au bord d'un lac, résister à l'assaut du sommeil dans le tramway, lutter contre l'envie d'hurler sur les abrutis dans le RER parce que la fatigue ça met de mauvaise humeur, rester 3 heures avec le jet de la douche sur la tête en espérant que ça fasse l'effet de 24h de sommeil, s'empêcher de penser que certains ont une vie social (surtout ne pas parler avec des gens qui sont à la fac), mettre de côté tout rêve d'évasion, et surtout éviter toute choses qui pourraient causer un quelconque trouble de l'humeur, donc plus de musique, plus de films, plus de sortie dans des endroits ou des petits couples se plottent... Dit comme ça on pourrait rebaptiser cette période, la période dite "de déprime", je ne le nie pas...
Finalement, ce à quoi on est le plus exposé durant cette période c'est la susceptibilité, un petit rien et tout bascule... Chez moi ce petit rien se traduit par une pensée qui tourne en rond, toujours autour d'un même sujet qui m'attire sans cesse une année en arrière, toujours vers cette même idée qui me ronge... cette première pensée m'amène irrémédiablement à une seconde pensée, l'échappatoire ultime, la fuite, l'envie de tout plaquer et de vivre, de sentir ce sentiment de joie me traverser au point d'avoir l'impression qu'il me lacère l'âme... Je veux tout abandonner à mon tour et me convaincre que je peux me suffire à moi-même et que je peux façonner ma vie comme je l'entends sans que quelqu'un puisse mettre un coup de pied dedans avant de partir lâchement et risquer de tout démolir...
Finalement je déteste cet état qui me pousse à bout et ne fait ressortir que le mauvais...
Et puisque ça fait ressortir le mauvais je peux dire que même si ça n'interesse personne, je m'en fous, je parle quand même :D